
Définitions et notions clés autour des sujets climat et nature pour les entreprises qui souhaitent soutenir la transition agroécologique.
L'agroécologie est une approche scientifique et pratique qui applique les principes de l'écologie aux systèmes agricoles. Elle cherche à optimiser les interactions entre les plantes, les animaux, les humains et l'environnement pour créer des systèmes alimentaires durables et résilients. L'agriculture régénératrice est une application concrète de l'agroécologie.
L'agriculture régénératrice est un ensemble de pratiques culturales visant à restaurer la santé des sols, augmenter la biodiversité et diminuer le bilan carbone d'une exploitation. Elle s'oppose à l'agriculture intensive qui appauvrit les sols sur le long terme. Exemples de pratiques agricoles régénératrices : diversification des cultures, couverture permanente des sols, réduction du travail du sol, réduction des intrants chimiques, retour des prairies permanentes, plantations de haies intra-parcellaires, installation de bandes fleuries, agroforesterie, etc.
La contribution carbone désigne une démarche volontaire par laquelle une entreprise finance des projets qui contribuernt à réduire, éviter ou séquestrer des émissions de gaz à effet de serre (GES), afin de participer à la lutte collective contre le changement climatique. Concrètement, une entreprise peut mesurer ses émissions de carbone, puis financer des projets environnementaux correspondant à une quantité d’émissions donnée. Ces projets peuvent notamment concerner des puits de carbone, comme les sols agricoles, les océans, les forêts ou d'autres écosystèmes.
La compensation carbone est un mécanisme par lequel une entreprise achète des crédits carbone pour « neutraliser » ses émissions résiduelles. Ce terme est aujourd'hui critiqué car il peut induire en erreur : une entreprise ne peut pas réellement annuler ses émissions en finançant un projet externe. Les standards scientifiques recommandent de parler de « contribution » plutôt que de « compensation ».
Un crédit carbone représente généralement une tonne de CO₂ équivalent (tCO₂e) évitée, réduite ou séquestrée grâce à un projet climatique certifié selon une méthodologie donnée. En agriculture, les crédits carbone valorisent des pratiques qui augmentent le stockage de carbone dans les sols agricoles et/ou réduisent les émissions de GES des fermes. Ils peuvent être financés par des entreprises dans le cadre de démarches volontaires de contribution carbone.
Le Label Bas-Carbone est un label officiel créé par le Ministère de la Transition Écologique français en 2019. Il certifie des projets permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre ou de séquestrer du carbone. En agriculture, il valorise notamment les pratiques qui favorisent le stockage du carbone dans les sols ou réduisent les émissions de l’exploitation. Les réductions ou stockage d’émissions certifiés dans le cadre du LBC peuvent donner lieu à des crédits carbone, financés par des entreprises dans le cadre de leur démarche de contribution carbone.
Le Gold Standard est un standard international de certification des projets carbone, créé en 2003 par le WWF. Il certifie les projets qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre tout en générant des bénéfices de développement durable mesurables. Plusieurs projets Agoterra sont certifiés Gold Standard.
Les certificats biodiversité permettent de mesurer, valoriser et financer des actions favorables à la biodiversité, selon une méthodologie scientifique et des indicateurs robustes. En agriculture, ils peuvent notamment être associés à des pratiques agricoles comme la plantation de haies, la création de mares, le maintien de prairies ou le développement d’infrastructures agroécologiques. Utilisés dans le cadre de démarches volontaires, ils permettent aux entreprises de soutenir des projets de préservation ou de restauration de la biodiversité.
Le scope 3 regroupe toutes les émissions indirectes d'une entreprise, en amont (approvisionnements, matières premières, transport des intrants) et en aval (utilisation et fin de vie des produits). Pour la majorité des entreprises industrielles et agroalimentaires, le scope 3 représente plus de 70% de l'empreinte carbone totale. Il est désormais obligatoire à reporter dans le cadre de la CSRD.
Un facteur d'émission est un coefficient qui permet de calculer la quantité de gaz à effet de serre émise par une activité donnée. Par exemple : 1 kg de viande bovine = X kg de CO₂eq. Ces facteurs sont utilisés pour calculer le bilan carbone d'une entreprise et identifier les postes d'émission les plus importants.
L'agroforesterie est une pratique agricole qui consiste à intégrer des arbres ou des arbustes au sein des parcelles cultivées ou des pâturages. Elle combine les bénéfices de l'arboriculture (séquestration carbone, protection contre l'érosion, biodiversité) avec ceux de l'agriculture (production alimentaire, revenus).
La Net Zero Initiative est un cadre développé par Carbone 4 qui définit ce que signifie réellement viser la neutralité carbone pour une entreprise. Elle distingue trois niveaux d'action : réduire ses propres émissions (scopes 1, 2, 3), aider les autres à réduire leurs émissions, et contribuer aux puits de carbone pour les émissions résiduelles.
La CSRD est une directive européenne entrée en vigueur en 2024 qui oblige les grandes entreprises à publier un rapport de durabilité détaillé couvrant leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Elle impose notamment de reporter sur les émissions de scope 3 et les impacts sur la biodiversité.
La TNFD est un cadre international de reporting sur les risques et opportunités liés à la nature, à l'image du TCFD pour le climat. Elle aide les entreprises à évaluer et communiquer leur dépendance aux écosystèmes naturels (eau, pollinisateurs, sols…) et les risques que leur dégradation fait peser sur l'activité.