Field divided into two halves: the left side is freshly plowed dark soil with tractor tire tracks, the right side is green grass and plants, with trees and a small building in the distant background under a partly cloudy sky.

Glossaire

Définitions et notions clés autour des sujets climat et nature pour les entreprises qui souhaitent soutenir la transition agroécologique.

Agroécologie

L'agroécologie est une approche scientifique et pratique qui applique les principes de l'écologie aux systèmes agricoles. Elle cherche à optimiser les interactions entre les plantes, les animaux, les humains et l'environnement pour créer des systèmes alimentaires durables et résilients. L'agriculture régénératrice est une application concrète de l'agroécologie.

En pratique : La transition agroécologique est au cœur de la politique agricole européenne (Farm to Fork) et de la stratégie biodiversité 2030 de l'UE.

Agriculture régénératrice

L'agriculture régénératrice est un ensemble de pratiques culturales visant à restaurer la santé des sols, augmenter la biodiversité et diminuer le bilan carbone d'une exploitation. Elle s'oppose à l'agriculture intensive qui appauvrit les sols sur le long terme. Exemples de pratiques agricoles régénératrices : diversification des cultures, couverture permanente des sols, réduction du travail du sol, réduction des intrants chimiques, retour des prairies permanentes, plantations de haies intra-parcellaires, installation de bandes fleuries, agroforesterie, etc.

En pratique : Les sols gérés en agriculture régénératrice peuvent stocker jusqu'à 0,4% de carbone supplémentaire par an. C'est le principe de l'initiative 4 pour 1000 lancée lors de la COP21.

Contribution carbone

La contribution carbone désigne une démarche volontaire par laquelle une entreprise finance des projets qui contribuernt à réduire, éviter ou séquestrer des émissions de gaz à effet de serre (GES), afin de participer à la lutte collective contre le changement climatique. Concrètement, une entreprise peut mesurer ses émissions de carbone, puis financer des projets environnementaux correspondant à une quantité d’émissions donnée. Ces projets peuvent notamment concerner des puits de carbone, comme les sols agricoles, les océans, les forêts ou d'autres écosystèmes.

En pratique : Agoterra préfère le terme « contribution » à « compensation » car une émission de CO₂ ne peut pas scientifiquement être annulée par un projet externe. La contribution carbone s'inscrit dans une logique de participation globale à la neutralité carbone mondiale.

Compensation carbone

La compensation carbone est un mécanisme par lequel une entreprise achète des crédits carbone pour « neutraliser » ses émissions résiduelles. Ce terme est aujourd'hui critiqué car il peut induire en erreur : une entreprise ne peut pas réellement annuler ses émissions en finançant un projet externe. Les standards scientifiques recommandent de parler de « contribution » plutôt que de « compensation ».

En pratique : 85% des crédits carbone vendus dans le monde sont issus de projets forestiers ou d'énergies renouvelables, souvent à l'international. Agoterra se différencie en finançant exclusivement des projets agricoles certifiés en France et en Europe.

Crédit carbone

Un crédit carbone représente généralement une tonne de CO₂ équivalent (tCO₂e) évitée, réduite ou séquestrée grâce à un projet climatique certifié selon une méthodologie donnée. En agriculture, les crédits carbone valorisent des pratiques qui augmentent le stockage de carbone dans les sols agricoles et/ou réduisent les émissions de GES des fermes. Ils peuvent être financés par des entreprises dans le cadre de démarches volontaires de contribution carbone.

En pratique : Agoterra accompagne les agriculteurs dans la mise en œuvre de pratiques agricoles favorables au climat et permet aux entreprises de financer cette transition via des crédits carbone, en s'appuyant sur des labels comme le Label Bas-Carbone ou Gold Standard.

Label Bas-Carbone (LBC)

Le Label Bas-Carbone est un label officiel créé par le Ministère de la Transition Écologique français en 2019. Il certifie des projets permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre ou de séquestrer du carbone. En agriculture, il valorise notamment les pratiques qui favorisent le stockage du carbone dans les sols ou réduisent les émissions de l’exploitation. Les réductions ou stockage d’émissions certifiés dans le cadre du LBC peuvent donner lieu à des crédits carbone, financés par des entreprises dans le cadre de leur démarche de contribution carbone.

En pratique : Tous les projets agricoles d'Agoterra sont certifiés par des labels externes comme le Label Bas-Carbone, ISO ou Gold Standard, ce qui garantit un suivi rigoureux.

Gold Standard

Le Gold Standard est un standard international de certification des projets carbone, créé en 2003 par le WWF. Il certifie les projets qui réduisent les émissions de gaz à effet de serre tout en générant des bénéfices de développement durable mesurables. Plusieurs projets Agoterra sont certifiés Gold Standard.

En pratique : Le Gold Standard est l'un des rares standards carbone reconnus à la fois par les marchés volontaires et les marchés réglementés dans certains pays.

Certificat biodiversité

Les certificats biodiversité permettent de mesurer, valoriser et financer des actions favorables à la biodiversité, selon une méthodologie scientifique et des indicateurs robustes. En agriculture, ils peuvent notamment être associés à des pratiques agricoles comme la plantation de haies, la création de mares, le maintien de prairies ou le développement d’infrastructures agroécologiques. Utilisés dans le cadre de démarches volontaires, ils permettent aux entreprises de soutenir des projets de préservation ou de restauration de la biodiversité.

En pratique : Agoterra est l'un des premiers opérateurs à déployer ce dispositif en France, en partenariat avec l'ONG Noé et dans le cadre de l'OBC et de l'IAPB.

Scope 3

Le scope 3 regroupe toutes les émissions indirectes d'une entreprise, en amont (approvisionnements, matières premières, transport des intrants) et en aval (utilisation et fin de vie des produits). Pour la majorité des entreprises industrielles et agroalimentaires, le scope 3 représente plus de 70% de l'empreinte carbone totale. Il est désormais obligatoire à reporter dans le cadre de la CSRD.

En pratique : Pour une entreprise agroalimentaire dont les fournisseurs sont des agriculteurs, la décarbonation du scope 3 passe nécessairement par l'accompagnement de ces agriculteurs vers des pratiques moins émettrices.

Facteur d'émission

Un facteur d'émission est un coefficient qui permet de calculer la quantité de gaz à effet de serre émise par une activité donnée. Par exemple : 1 kg de viande bovine = X kg de CO₂eq. Ces facteurs sont utilisés pour calculer le bilan carbone d'une entreprise et identifier les postes d'émission les plus importants.

En pratique : Des facteurs d'émission spécifiques à une filière permettent de valoriser plus précisément les réductions obtenues dans le reporting CSRD.

Agroforesterie

L'agroforesterie est une pratique agricole qui consiste à intégrer des arbres ou des arbustes au sein des parcelles cultivées ou des pâturages. Elle combine les bénéfices de l'arboriculture (séquestration carbone, protection contre l'érosion, biodiversité) avec ceux de l'agriculture (production alimentaire, revenus).

En pratique : Une haie de 100 mètres linéaires peut séquestrer entre 0,5 et 2 tonnes de CO₂ par an selon les espèces.

Net Zero Initiative (NZI)

La Net Zero Initiative est un cadre développé par Carbone 4 qui définit ce que signifie réellement viser la neutralité carbone pour une entreprise. Elle distingue trois niveaux d'action : réduire ses propres émissions (scopes 1, 2, 3), aider les autres à réduire leurs émissions, et contribuer aux puits de carbone pour les émissions résiduelles.

En pratique : La NZI est reconnue par les experts scientifiques comme plus rigoureuse que les approches de simple neutralité carbone qui se contentent d'acheter des crédits carbone.

CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive)

La CSRD est une directive européenne entrée en vigueur en 2024 qui oblige les grandes entreprises à publier un rapport de durabilité détaillé couvrant leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Elle impose notamment de reporter sur les émissions de scope 3 et les impacts sur la biodiversité.

En pratique : Les données fournies par Agoterra (tonnes CO₂, indicateurs biodiversité, traçabilité par ferme) sont structurées pour répondre directement aux exigences de reporting CSRD.

TNFD (Taskforce on Nature-related Financial Disclosures)

La TNFD est un cadre international de reporting sur les risques et opportunités liés à la nature, à l'image du TCFD pour le climat. Elle aide les entreprises à évaluer et communiquer leur dépendance aux écosystèmes naturels (eau, pollinisateurs, sols…) et les risques que leur dégradation fait peser sur l'activité.

En pratique : Les données biodiversité fournies par Agoterra sont directement valorisables dans un reporting TNFD.